Hector, le gérant de la coopérative de Grande Vallée, est un puits de science sur l’histoire du sous-continent latino-américain en général et sur les différentes communautés indiennes d’Equateur en particulière. Il a une animosité toute particulière et très argumentée sur les effets néfastes pour l’environnement de la "vacca" car les bovins en Equateur ne sont pas plus naturels que les chiens ou les chevaux, tous produits dérivés de la colonisation espagnole.
Parmi les ressources locales mises en valeur par la coopérative, nous avons visité un atelier de transformation de la luffa. Cette grosse courgette renferme une fois épluchée une éponge naturelle idéale pour le grattage de la peau.
5 femmes travaillent à la confection d’objets les plus divers et parfois les plus improbables : des produits en éponge destinés au bain aux fleurs artificielles en luffa en passant par les crèches ou les lampes de chevet.
La pérennisation économique de cette activité ne nous a pas paru aller de soi en dépit de salaires très bas (en dessous du minimum légal) et de la bonne volonté manifeste des femmes concernées. Un restylage des produits serait un minimum indispensable pour espérer développer l’activité à l’export.