| AACRI : une coopérative qui produit bien plus que du café |
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Nichés dans des vallées verdoyantes comprises entre 1200 m et 2000 m d’altitude, les producteurs de café d'Apuéla , comme ceux de quinoa rencontrés précédemment, défendent d’abord un mode de production respectueux des éco-systèmes. Variété et diversité des cultures, protection organique des sols, reforestation et préservation de la faune et de la flore, production d’énergies propres et maîtrise de leur destin constituent bien plus qu’un programme, un art de vivre en équilibre avec le milieu naturel de ces vallées à la fois généreuses et fragiles. Des lois absurdes ont longtemps imposé des quotas de déforestation comme contrepartie à l’attribution de terres. AACRI a pris le contre-pied de cette démarche en rachetant des espaces et en organisant la reforestation. A ce jour 4000 hectares ont été reboisés avec un objectif de 12000 hectares qui permettront de reconstituer des corridors permettant la subsistance de grands animaux sauvages. L’enjeu vital des forêts n’est pas seulement la préservation des plantes ou des animaux, la forêt a un rôle essentiel pour générer les pluies indispensables au maintien du potentiel hydraulique très riche de ces vallées et contribue fortement à la conservation des sols. Les forêts sont donc un atout majeur pour l’efficacité des cultures et la préservation du climat. Il est vrai qu’avec le soleil, l’eau et la fertilité des sols quand ils sont préservés, tout pousse à une vitesse qui ferait pâlir d’envie n’importe quel agriculteur ou amateur de jardinage européen. L’agriculture bio n’est donc pas un moins (absence d’engrais chimiques ou de pesticides) mais des plus liés à une connaissance approfondie des plantes et du milieu.
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